Éducation – Internet : La nouvelle salle de classe

Depuis trois semaines, certains établissements du Cameroun ont adopté la méthode du e-learning dans le but d’éviter une année blanche à leurs élèves.

Le e-learning est une pratique qui consiste à dispenser les cours en ligne est actuellement utilisée par les établissements d’enseignement maternel, primaire et secondaire au Cameroun. L’objectif étant de maintenir les apprenants en éveil, durant cette période de confinement. Dans une école maternelle et primaire bilingue de la place, le corps enseignant ainsi que l’administration ont épousé cette nouvelle pratique. « Nous avons créé des groupes whatsapp et chaque enseignant tient une classe qu’elle soit d’examen ou pas. Chaque écolier se doit de retrouver sa salle habituelle mais en version virtuelle. Toutes les matières sont données à part le sport » révèle la directrice. Si tout a bien commencé côté enseignants, cela n’est pas le chez certains parents qui éprouvent des difficultés à s’adapter. « J’ai eu des problèmes à m’accommoder à la donne. Les forfaits internet sont coûteux. Et on ne dispose pas de Wifi à la maison », explique madame Biock, parent d’un élève de Third Grade (Cours élémentaire). Toutefois, elle s’habitue à la nouvelle donne afin de faciliter à son enfant le suivi de ses cours. « Il parvient à apprendre ses leçons et est aidé par son répétiteur et quelque fois c’est moi qui l’assiste », informe-t-elle en mentionnant les mérites d’une telle méthode : « Ce qui est bien c’est qu’on a l’impression d’être dans la même classe que son enfant. Parce que lorsqu’il a des préoccupations il fait des messages vocaux adressés à son enseignant. Ce qui signifie que même le parent est dépassé ».

Le processus est le même pour les élèves du Collège Adventiste où fréquente Antoinette Befolo, élève en classe de Tle technique. Pour manque de téléphone, elle a intégré le groupe whatssap de sa classe avec un retard d’une semaine. Néanmoins, elle a pu rattraper son retard. « Je me suis dirigée vers chaque enseignant pour leur expliquer ma situation et j’ai pu combler le retard que j’ai accusé », confie-t-elle tout en mentionnant que les cours se déroulent « comme dans une salle de cours normale ». « L’emploi du temps qu’on avait est resté inchangé et on le respecte. Par jour, on a une à deux séances de travaux dirigés et des exercices à faire à la maison », ajoute-t-elle tout en étant rassuré de ne faire une année blanche à cause de la pandémie du covid-19 qui est venue arrêter l’école.

Par Georgette ETOA / Journaliste
lavoixdesjeunes.info

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