Consommation de la chicha : Un danger pour la jeunesse ?

Le phénomène allant grandissant, il est capital en ce moment de crise, de rebraquer les regards sur les dangers encourus par la consommation de la chicha. La couche juvénile étant la principale cible.

Connue aussi bien sous le nom de water-pipe, narghilé ou hooka selon la région du monde où l’on se trouve, la chicha est une pipe à eau permettant de fumer du tabac. Ce mode de consommation donne le sentiment de pouvoir fumer en toute sécurité. Or, comme le précise le rapport de l’OMS : « Le fumeur de pipe à eau, et la personne exposée à la fumée passive provoquée par la pipe à eau, encourent les mêmes maladies pulmonaires, cardiovasculaires et cancers que le fumeur de cigarettes ». La jeunesse camerounaise, dans la société actuelle, s’adonne à la consommation de ce stimulant sans modération ; ce qui l’expose à de nombreux dangers.

Des jeunes fumant la chicha

Il s’agit en effet d’un produit toxique, dont l’effet sur l’organisme est plus malsain que celui de la cigarette. La fumée de la chicha lors de la combustion, libère près de 4000 substances chimiques toxiques, irritantes et/ou  cancérogènes. Elle contient à la fois, des métaux qui proviennent du tabac, du charbon, du revêtement du fourneau, de la colonne, du tuyau ou encore de la feuille d’aluminium. 30 à 50 bouffées de «chicha» inhalées sur une durée moyenne de 1 heure, équivalent ainsi à 2 paquets de cigarettes.  Son utilisation expose par le fait même, la couche juvénile à nombreuses maladies. Parmi celles-ci, on a les cancers du poumon, des lèvres, de la vessie et des voies aéro-digestives supérieures. Ces types de cancers, encore difficiles à diagnostiquer à temps, ne laissent autre sortie que la mort du consommateur. Aussi, la consommation du narghilé expose à des risques de transmission microbienne. On compte ici la tuberculose et le coronavirus, qui défraie la chronique planétaire depuis plusieurs mois déjà. La principale source de transmission, l’utilisation du même embout.

Arrêtons-nous un tant soit peu sur les risques de complications au covid-19 liés à la consommation de la chicha. Même si elle est encore en cours d’étude, certains experts présentent cette théorie comme un facteur d’accélération du processus de la maladie. Pour cause, l’altération du système de défense des bronches par le tabac contenu dans le mélange. La bonne santé des bronches comme on le sait, un est moyen de défense efficace contre d’autres atteintes virales comme la grippe. On peut, en faisant le lien avec la grippe, l’un des symptômes connu du covid-19, suspecter un effet de fragilisation similaire vu que les voies respiratoires sont endommagées. C’est donc un cri de prise conscience qui est une fois encore adressé à la jeunesse camerounaise. En ce temps de crise sanitaire mondiale, il est temps que chacun joue sa partition pour contribuer à l’éradication de ce fléau. La jeunesse camerounaise ne doit donc pas s’afficher comme élément perturbateur mais bien plus comme acteur dans cette lutte acharnée.

Carole Martine TAMBA MANI/ Journaliste

lavoixdesjeunes.info

2 pensées sur “Consommation de la chicha : Un danger pour la jeunesse ?

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