CCMN CENTRE : Pour la promotion du reportage humanitaire en milieu médiatique

En prélude à la commémoration de la Journée Mondiale de la Liberté de Presse, célébrée le 3 mai, le Réseau des Médias Communautaires du Cameroun (CCMN) organise un atelier de renforcement de capacité de ses membres.  Ledit atelier s’est tenu en ligne le 02 mai 2020.

En raison du confinement et des mesures gouvernementales, CCMN (Cameroon Community Media Network) a opté pour les échanges en lignes pour l’atelier de renforcement des capacités des journalistes.  Sur sa plateforme whatsapp, plus d’une dizaine de journalistes ont pris part à cet instant d’échange. Il était subdivisé en plusieurs articulations. Tout commence par une prière d’ouverture dite par Marie Bahané, l’une des participantes du jour. Elle a prié pour que le Dieu tout puissant rende les échanges riches et instructifs pour chaque acteur.

Moma Sandrine coordonnatrice régionale de Cameroon Community Media Network pour le Centre a souhaité la bienvenue aux journalistes qui constituent ce forum. Elle a rappelé  le thème sous lequel se célèbre  la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, édition de 2020 : sous le thème : « la sécurité des journalistes, liberté de la presse et capture des médias ». Un thème interpelant une réflexion profonde.

Les participants à ces échanges en lignes ont dans un premier temps réfléchis sur le thème qui fait l’actualité : la liberté de la presse. A l’interrogation :« Fondamentalement, pensons-nous que la presse camerounaise jouit de la liberté pour exercer ses fonctions ? » que lance Moma Sandrine pour ouvrir le débat, les réponses des participants varient les unes des autres.  Marie Bahané pense que « la véritable liberté pour la presse camerounaise demeure une quête ». « Chaque média use de ses moyens pour sortir la tête de l’eau. A l’évidence, la presse ne jouit pas véritablement d’une autonomie digne de ce nom », ajoute la journaliste dont l’opinion coïncide avec celui d’un autre participant qui pense que le manque « l’entrée dans ce métier n’a pas une base rigide ». Mimi une autre participante déclare que « la liberté de la presse n’existe pas au Cameroun, car plusieurs journalistes sont actuellement en prison ». Ces points de vue qui ne sont pas totalement partagé par Laminou Moubarak, Web journaliste. « La presse camerounaise jouit de sa liberté bien que cette dernière soit limitée », confie-t-il.

Une situation inconfortable qui amène les journalistes à réfléchir pour son amélioration. Les solutions proposées pour lutter efficacement pour la liberté de la presse reposent sur le journaliste lui-même qui, selon les participants, doit faire preuve de professionnalisme. Ceci implique notamment de respecter les règles éthiques et déontologiques du métier et surtout « ne pas s’immiscer dans la vie privée des gens sans leur consentement ».

Un exposé était à l’ordre du jour. Exposé placé sous la présentation de la coordonnatrice Régionale et axé sur le reportage humanitaire.

Reportage humanitaire

Pendant 45 minutes, le sujet a été dépouillé par les membres du forum CCMN Centre. Avec la situation du déclenchement de la pandémie du covid-19, réfléchir sur les différentes interventions des hommes de média était essentiel. Ceci revient à penser le rôle primordial à jouer par les médias locaux. En étant proche de la population, le journaliste de paix est celui qui se met au service de sa communauté. En communiquant en période d’une situation et sur les condition de vie ,  dans ce sens en respectant les quatre principes humanitaire de base à savoir l’humanité, la neutralité, l’impartialité et l’indépendance « Habituellement, les rapports ne commencent pas par le nombre de morts, mais par le côté de l’histoire qui raconte à la population affectée qu’il y a de l’espoir malgré les moments difficiles auxquelles elle est confrontée », précise la coordonnatrice régionale, tout en faisant mention que « le reportage humanitaire prêche l’espoir auprès de la population ». Des principes qui ont été expliqué point par point à travers des diapositives diffusés en capture d’écran.

Ce fut une occasion pour les membres du Réseau des Médias Communautaires du Cameroun pour la région du centre, de célébrer à sa juste valeur cette journée consacrée à la liberté de la presse.

 Par Jérôme BAIMELE/ Journaliste

lavoixdesjeunes.info

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *