La contraception, ce qu’il faut savoir

Avec la grande question de démographie qui, depuis Maltus, fait écho sur les continents, il est important de parler de contraception.

Loin d’être un simple mot, la contraception est toute une expression. Une expression qui vit et qui s’exprime selon le rythme épousé. Elle parle alors par la voix des concernées. Il s’agit des femmes qui, soucieuses de contrôler le volume de leur fratrie, l’adoptent. On la présente comme un ensemble de moyens conçus pour réduire la probabilité de conception ou l’éviter simplement. L’objectif étant celui de contrôler le nombre de grossesse et de naissance.

Plusieurs méthodes existent pour réglementer les pratiques dont l’implant et le stérilet. Le premier est un système qu’on loge dans le bras. Il concerne les femmes de moins de quarante ans et a une durée de vie de 3 ans. Le stérilet pour sa part va au-delà des 3 ans et peut s’étendre sur 5 années. L’exploitation dudit dispositif contraceptif, concerne uniquement les femmes qui n’ont pas de problème utérin.

Aussi, on a la pilule contraceptive qui est la plus sollicitée. Selon Aline, une jeune mère de 30 ans, c’est le bon parti : « J’utilise la pilule pour deux raisons. Elle est efficace et facile d’usage. Jusqu’ici, je n’ai rencontré aucun problème avec elle. C’est grâce à elle que j’ai pu tenir sur 6 ans sans faire de deuxième enfant », déclare-t-elle. Il suffit simplement, de prendre ses comprimés sur la période indiquée pour être exempté d’une grossesse non préparée.

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Pourtant, en prenant soin de diminuer les risques de grossesse, ces moyens de contraceptions ont des effets indésirables. Selon Dr BEDI, Major dans un hôpital de la place, les plus fréquents sont « la prise de poids, les nausées, les céphalées, l’acné, des saignements inattendus, les migraines et les vertiges. Les moins présents sont les troubles oculaires, l’hypertension artérielle», affirme-t-il. Depuis plusieurs années déjà, le gouvernement camerounais a réactualisé le programme de « planning familial ». Selon une étude menée par Josiane NGO MAYACK, la couche juvénile est la principale cible. Toujours est-il que, le fait culturel ne facilite pas la tâche à ce mécanisme. Henriette TSIMI souligne un fait vécu : « Avec le poids de la culture ce n’est pas facile. Ma mère s’y est toujours opposée ; mon mari aussi. Avec tout le reste de la famille, ils m’ont fait passer devant le tribunal familial quand ils ont su que j’avais entamé les procédures. J’avais alors 25 ans à cette époque et j’étais mère de 3 enfants », raconte la jeune dame. Non loin, la religion apporte sa signature pour accompagner le culturel. « La religion nous invite à militer pour la vie. Comment donc mener une telle action et prétendre servir son Créateur ? Je me fie à ma foi », affirme Anita NKAMA la trentaine sonnée. Martine BEA, étudiante en médecine présente la contraception comme « l’un des moyens privilégié pour sortir l’Afrique de son sous-développement ».

La contraception, facteur de réduction de la pauvreté, un avis qui reste mitigé, encore plus quand on prend connaissance des opinions culturelle et religieuse. « Il ne s’agit plus d’une question religieuse, encore moins culturelle. Il s’agit, sans parti pris, d’une mesure à encourager. Les jeunes filles, les femmes et mêmes les hommes, doivent prendre conscience que le temps n’est plus à la venue non planifiée d’une grossesse. Les grossesses doivent donc se contrôler et il y va de l’intérêt de tous. Néanmoins, le contraceptif le plus usuel et conseillé est le préservatif. Il demeure, le moyen accessible et pratique qui expose moins aux risques d’usage », précise le Dr BEDI.

Par Raïssa AMASSAGALEDA KOGNI : Journaliste

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3 pensées sur “La contraception, ce qu’il faut savoir

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