Covid-19, les journalistes faces à la pandémie

Depuis plus de deux mois, le Cameroun est touché par le Coronavirus. Les professionnels de la communication, s’attèlent jour après jour à diffuser les informations pour édifier les populations, en s’exposant aux risques de contamination.

Ils sont au four et au moulin. Au quotidien, ils vont à la quête effrénée de l’information. Peu importent les risques, il faut informer le grand public. « Ce n’est vraiment pas facile,  il faut aller au combat. Le métier oblige »,  dit EVINA,  technicien-artistique de l’audiovisuel. Tout comme lui,  Nathan KWESON explique : « nous sommes des êtres humains,  ce qui veut dire que je suis susceptible d’être contaminé par le virus. Mais que puis-je faire? C’est le métier que j’ai décidé d’embrasser et les risques liés à cela, je m’y fais. L’actualité n’attend pas et elle évolue au quotidien. Il faut donc informer les populations ». Le travail continu à cet effet, dans le strict respect des mesures barrières.

Cet état de chose est visible lorsque vous vous rendez au quotidien Mutations.  À l’entrée de l’immeuble abritant le média,  le dispositif de lavage des mains est installé. Plus haut, à l’entrée principale des bureaux, une solution hydro alcoolique est proposée. Le port du masque, lui, est obligatoire. La salle de rédaction compte quelques journalistes qui, chacun devant un poste de travail, rédige son article. Les autres sont sur le terrain pour collecter les éléments. Ici, « Les choses se déroulent comme avant l’avènement du virus. Tout le personnel est au travail,  il n’y a pas de confinement. Nous avons également les stagiaires qui sont là. Le travail suit son cours »,  révèle Vanessa BASSALE, journaliste.

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Si certains médias maintiennent le même rythme qu’avant le virus,  d’autres s’y prennent autrement. C’est le cas de la radio centre où, l’effectif du personnel est revu à la baisse. « En dépit de tout ce qui se passe,  certains journalistes sont en congés techniques », témoigne Alain Georges BIKELÉ. Michael MBUEMBO, journaliste dans ladite chaine de radio nous confie : « C‘est depuis le chez moi que je travaille ». Il renchérit en disant : « Bien sûr, j’effectue des descentes sur le terrain si le sujet proposé l’exige. Toutefois,  je me rassure qu’avant de sortir, j’ai sur moi,  un cache-nez et une solution hydro alcoolique ».

Il faut croire que, ce n’est pas toujours facile d’appliquer certaines règles prescrites lorsque vous êtes journalistes. Voulant garder l’anonymat, un journaliste clame: « Comment respecter les 1m de distance lorsque vous réalisez un vox pop en pleine rue? Cela n’est pas évident; ainsi que, laver les mains avec de l’eau et du savon chaque 10 minutes. Quand on emprunte un taxi,  nous entrons en contact avec les germes laissés par d’autres passagers sur les poignées du véhicule. Il y’a un tas de risques auxquels nous nous exposons ». La tâche n’est toujours pas aisée, puisque, comme tout le monde, ils s’exposent à une éventuelle contamination. Si les professionnels de la santé prennent des risques pour sauver des vies,  les journalistes en font de même afin d’éviter la désinformation.

Par Georgette ETOA : Journaliste

www.lavoixdesjeunes.info

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