Coiffure, quand le modernisme ravit la vedette à la tradition

De plus en plus, les femmes préfèrent les cheveux artificiels au profit de leur propre chevelure. Une pratique qui tend à tourner les pages des coiffures traditionnelles.

Autrefois réservées aux actrices et autres célébrités, les mèches et perruques artificielles s’imposent dans la culture camerounaise. En cette période, toutes catégories de femmes se ruent pour avoir de faux cheveux ou des brésiliennes et indiennes qu’elles collent sur leur cuir chevelure dans l’optique de rehausser leur image physique. C’est la nouvelle référence en termes de beauté. Les perruques, le chignon, les lochs, les greffes, sont là quelques coiffures de l’heure les plus prisées par la gent féminine.                                                                  

Au-delà de la beauté artistique et visuelle, la coiffure symbolise une forme d’expression pour ces femmes. Chaque modèle pratiqué traduit l’état d’âme de la porteuse. La plupart fait face à des questions liées à la recherche d’idéaux Hollywoodiens. Toutefois, ces parures sont parfois considérées comme le rejet inconscient de la nature noire. C’est alors allant dans ce sens, que Samuel Johnson écrit « Presque toute l’absurdité du comportement émane du désir d’imiter ceux à qui l’on ne peut ressembler ».

La beauté africaine se conjuguait pourtant par des coiffures traditionnelles qui se faisaient avec les cheveux naturels. On ne connaissait pas d’ajouts. Les femmes apportaient du style à leurs coiffures par des ornements dorés, argentés, des cauris ou encore des perles. À cette époque, ni le tissage, ni le défrisage n’existaient. Aujourd’hui, ces valeurs culturelles commencent à être rangées dans les rayons des musées du fait de l’influence occidentale. Les nouveaux modèles et l’évolution du monde font qu’elles dépérissent. Très peu de salons peuvent encore offrir lesdits modèles à cause du faible niveau de demande. Ce qui témoigne à souhait de la mutation culturelle. 

Pour raison, les jeunes femmes et filles préfèrent se coiffer dans les salons modernes. Aux dires de Daly, une jeune étudiante, « La coiffure du salon est jolie  et c’est rapide, les tresses traditionnelles sont dépassées maintenant ». Selon Anna une coiffeuse du coin, les femmes préfèrent les salons modernes. « Nous avons continué à pratiquer les tresses traditionnelles héritées de nos parents. Mais aujourd’hui, le marché a diminué à cause de la modernisation. Nos clientes sont celles âgées qui connaissent la valeur de la tresse traditionnelle », confie-t-elle. C’est pour dire, qu’avec l’avènement de la modernité, les habitudes de la femme africaine ont tourné le dos à la « vieille tradition ».

Par Fadimatou SALI/ Journaliste

www.lavoixdesjeunes.info

Une pensée sur “Coiffure, quand le modernisme ravit la vedette à la tradition

  • 19 octobre 2020 à 9 h 36 min
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