ADAMAOUA : 100 PAIRS ÉDUCATEURS DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE FORMÉS À NGAOUNDÉRÉ

Une centaine des pairs éducateurs de la sécurité routière, vient d’être formée pendant 2 jours à Ngaoundéré.

Les routes camerounaises sont de plus en plus accidentogènes. Selon les statistiques du cabinet d’études White Dove , on enregistre entre 1200 et 1600 morts sur les routes camerounaises chaque années. En prenant en compte les cas enregistrés sur les routes périphériques, ces chiffres peuvent être revus à la hausse.

Dans la région de l’Adamaoua, les axes Ngaoundéré-Meiganga, Ngaoundéré-Garoua, Ngaoundéré-Touboro, Ngaoundéré-Tibati et les rues de la ville de Ngaoundéré, connaissent une recrudescence des accidents. Il se passe rarement une semaine, sans qu’on entende parler d’accidents se soldant par des pertes en vies humaines.

En procédant à la formation des jeunes pairs éducateurs à la sécurité routière dans le département de la Vina, il est question d’outiller les jeunes, les leaders des associations et les conducteurs de moto-taxi sur les méthodes de prévention et de lutte contre les accidents de la route. « La sécurité routière est une affaire de tous. Chaque mort qu’on enregistre de suite d’accident, est un mort de trop », soutient Abdouraman, délégué départemental des transports de la Vina.

Pour le cabinet d’études White Dove qui a animé ces ateliers, les accidents de la circulation résultent à 70% du comportement de l’homme, 20% liés aux causes mécaniques et 10% proviennent de l’environnement. Pour inverser la tendance, il faut travailler sur l’être humain. « Les catastrophes routières sont en train de devenir un problème public. Les autorités ont été obligées d’inscrire les actions de la prévention routière au rang des questions de priorité. C’est pour cela que, le programme d’action de prévention et de sécurité routières du ministère des transports, a intégré cette composante de mobilisation sociale urbaine pour la sécurité routière, dans certaines grandes villes du Cameroun. Il est question, de combattre les idées qui conduisent à des comportements non sécurisés sur les routes », explique Ketchatcham Ngamy Guy, expert en sécurité routière.

L’étape de Ngaoundéré dans la Vina fait suite aux 2 autres organisées dans les villes de Meiganga dans le Mbéré et Tibati dans le Djerem. Les pairs éducateurs en sécurité routière ainsi formés, seront dans les prochains jours, déployés sur le terrain aux côtés de la délégation des transports, en vue de lutter contre les accidents de la route.           

Il est à noter que, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), classe aujourd’hui les accidents parmi les causes de santé publique. Sur les routes, de nombreuses vies sont emportées, des cas de traumatisme et d’amputation enregistrés. Ce qui fait des routes, l’une des causes de mortalité dans le monde.

Par Saydou SADJO / Journaliste

www.lavoixdesjeunes.info


 

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