RENTRÉE SCOLAIRE : LES MESURES BARRIÈRES SONT-ELLES DE MISE ?

Après plus de quarante jours passés  en confinement, élèves et enseignants reprennent le chemin de l’école. Prenons la température de ce grand moment tant attendu, après une semaine de reprise des classes.

Les carillons ont bel et bien retenti dans les temples du savoir le premier juin dernier. Malgré, la maladie à coronavirus qui ne cesse de faire ravage, la décision gouvernementale a été mise en application. Une seule et unique raison explique ce retour aux bancs : la clôture de l’année scolaire 2019-2020. Pour ce faire, seules les classes d’examens sont concernées au primaire et au secondaire. Pour les universitaires, tout le monde a été appelé à retrouver le chemin des campus.

À cet effet, les mesures barrières édictées par le gouvernement ont été mises au-devant de la scène. C’est le cas, au lycée bilingue de Bokito et au Complexe Bilingue Intégral Calasanz de Bafia tous deux, situés dans l’arrondissement du Mbam et Inoubou, région du Centre. Une fois au seuil de ces centres éducatifs, le dispositif de lavage des mains vous fait bon accueil.  Du savon, et de l’eau, tels sont les outils mis en place pour effectuer la tâche.  Au lycée bilingue de Bokito particulièrement, l’administration a employé les grands moyens pour que le respect des mesures barrières réponde à la main tendue des pouvoirs publics. Le  jour même de la reprise des cours, des masques ont été distribués aux élèves  par les enseignants et le personnel administratif, eux-mêmes arborant déjà les leurs. C’est le proviseur de cet établissement qui a lui-même, donné le ton à ce geste louable. La prise de température avant l’entrée en salle de cours, n’est pas en reste. « Il faut barrer la route à la pandémie », un slogan, qui n’est pas resté aux bouts des lèvres puisque, le lycée a fait sa toilette des grands jours. On peut alors y apercevoir, la peau neuve donnée à l’infirmerie du lycée, premier centre d’accueil si des éventuels cas de maladie sont enregistrés.

Le même son de cloche à retenti dans les cours des écoles primaires de la ville de Meiganga. Armés de leur cache nez, élèves, instituteurs et directeurs ont bien repris les séances de mises à niveau pour une réussite effective, au concours d’entrée en 6ème et au CEPE. Les salles de cours et les bureaux, ont été désinfectés au préalable. Les tout-petits se sont alors mis au défi de la distanciation sociale, en respectant les conseils à eux donnés avant de regagner leur salle de classe respective.

En jetant un regard attentif du côté de l’extrême nord du pays, la situation est mitigée. Le pas de danse est encore difficile à emboiter par les populations de la région. Nul n’en connait la véritable raison mais, d’aucun ont laissé entendre, que « le virus n’est pas encore présent dans leur zone ». Un constat alarmant, face auquel certains chefs d’établissements ne se sont pas laissés emporter. Le respect des mesures barrières, tel que prescrit par le gouvernement, reste leur mot d’ordre. Le lavage des mains est alors respecté à l’entrée des établissements dont ils ont la charge ; l’effectif par classe oscille entre 25 et 30 élèves ; chaque élève venant en cours avec son goûter.

Pour un retour aux classes réussi, tout a été mis en œuvre par la plupart des temples du savoir. Vivement, que l’année se termine pour ceux qui ont repris le chemin de l’école, sans cas d’infection.

Par Carole Martine TAMBA MANI/

www.lavoixdesjeunes.info

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