HAUTS-PLATEAUX : LES JEUNES DE BAMENDJOU METTENT EN GARDE LE PRÉFET

« Nous fils de la communauté Bamendjou du pays et de la diaspora avons pris acte de la mise en garde que vous avez adressé à notre Majesté Chendjou II Soukoudjou , le FO’O de Bamendjou.

Nous considérons cette mise en garde comme un affront direct à l’endroit du peuple Bamendjou par l’entremise de son chef supérieur traditionnelle. Aussi, nous ne tolérons pas l’excès de zèle administratif qui se dégage de cet acte incarnant une partialité abjecte avec laquelle vous abordez les mêmes situations. Car votre ami politique, sa Majesté POKAM MAX II, le FO’O de Baham, le 08 Février 2020, avait organisé et entretenu une réunion politique, dans sa chefferie sans la moindre déclaration. Vous n’aviez pas réagi et les articles de loi sont restés muettes.

Et dans le cas présent, alors que de partout des acteurs de la société civile font une sorte de pèlerinage pour découvrir les joyaux culturels Bamendjou et une figure historique vivante de la politique camerounaise afin d’en admirer la valeur, et s’abreuver de ses conseils, vous vous souvenez des lois soudainement. N’est-ce pas là la preuve que l’administrateur que vous êtes n’est qu’au service de son parti politique et non des populations camerounaises ?

Avez-vous souvent fait des sorties du genre lorsque notre FO’O reçoit les membres du RDPC dans son palais ?

Votre sortie, d’ailleurs, s’est faite sur la base d’informations fausses. Car vous parlez dans votre mise en garde de manifestation ou de réunion de consultation politique. Alors même qu’il s’agissait d’une rencontre entre plusieurs acteurs aussi bien de la société civile que politique avec pour objectif de recevoir des conseils d’un sage qui se démène pour rassembler et consolider l’unité du Cameroun. Mais faute d’y voir une simple réception qu’un chef offre à ses enfants, vous y voyez une menace politique et votre seule arme est l’intimidation.

Nous tenons à vous rappeler que la colonisation ne doit pas vous faire oublier les réalités bantous et que dans ce paradigme, un chef traditionnel de la trame de Sa Majesté le FO’O, Soukoudjou, est l’incarnation de la volonté du peuple Bamendjou. Et pour cela, manquant de courtoisie diplômatique dans votre lettre, vous vous mettez à dos tout un peuple en menaçant son FO’O.

Que ceci soit à votre endroit un avertissement quant à la provocation que vous avez émise. Nous vous conseillons de respecter nos institutions de la république et d’incarner une attitude impartiale sur la base de faits objectifs et clairement établis et de ne plus mêler partie pris politique et service public. Car nous ne sommes pas insensibles à la provocation et il suffit d’une étincelle de trop.

Nous avons besoin de construire un pays unis ou les uns peuvent parler avec les autres sans être taxés de quoi que ce soit.

Le peuple Bamendjou à pris acte, nous attendons que vous prenez vos responsabilités. Mais le FO’O recevra toujours dans sa chefferie, tous les Camerounais qui souhaitent le rencontrer pour des échanges.

Fotsing Nzodjou, président de la jeunesse Bamendjou de Douala, Boko.

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