ATTAQUES DE BOKO HARAM : DÉCLARATION DES JEUNES DU MAYO-TSANAGA

L’Association des Jeunes Réunis pour le Développement du Mayo-Tsanaga AJERED-MT, monte au créneau suite aux attaques répétitives de la Secte Terroriste Boko Haram. Dans une déclaration signée ce 05 août par le Président dudit collectif Hamadou BAYEGUED, les jeunes de cette localité du Cameroun dénoncent l’indifférence du gouvernement, la roublardise des autorités administratives et l’inefficacité des forces de sécurité sensées les protéger.

Nous, jeunes du Département du Mayo-Tsanaga venons par la présente Déclaration informer l’opinion publique nationale et internationale des incursions, attaques à mains armées, attentats-kamikazes, pose d’engins explosifs improvisés, prises d’otages avec demande de rançon, scènes de pillage à répétition dont sont victimes les pauvres et vulnérables populations des zones frontalières de cette unité administrative.

En effet, depuis les premières exactions de cette secte terroriste en territoire camerounais en 2014, nos populations des arrondissements de Mokolo (Ldamang, Ldubam, Ldinlding, Toufou, Maxi, Mabass, Tourou, Hidoua,

Hitere, Ngoshe), de Mayo-Moskota (Nguetchewe, Ashigashia, Zelevet, Ouzal, Gouzda-Vreket, Dzamadzaf, Bavagola, Ldaoudzaf, Tchébé-Tchébé), Bourha (Mitchimi, Maganack, Djeki, Boukoula, Maboudji, Gonwa) et dans une moindre mesure de Koza (Gaboua) subissent de plein fouet les exactions de Boko Haram qui se soldent par des morts d’hommes, des blessés graves, des prises d’otages, des pillages de maisons, des concessions et biens incendiés et bien d’autres actes barbares. Lesquels ont conduit à la fermeture des établissements scolaires et des formations sanitaires et plongé les populations et les déplacés internes dans une précarité sans pareil.

Malgré la bonne volonté des pouvoirs publics qui ont déployé des forces de défense et de sécurité dans quelques villages, les incursions de Boko Haram

redeviennent plus fréquentes, plus meurtrières et plus spectaculaires. De peur d’être exposées, les populations désertent leurs villages et abandonnent ainsi toutes leurs activités agropastorales, faisant de nombreux déplacés internes qui vivent sans prise en charge dans des conditions inhumaines et de vulnérabilité.

Malgré le large écho que les médias nationaux et internationaux font des incursions régulières de Boko Haram et surtout des bilans macabres qui s’en suivent, le gouvernement semble relativiser la situation en faisant croire à l’opinion, à travers les autorités administratives, que la situation est sous contrôle et les quelques rares actions se résument en quelques appuis en denrées alimentaires aux victimes, sans impact réel à leur assurer la sécurité.

Face à ces actes ignobles et répétitifs restés impunis et au calvaire qu’endurent chaque jour ces citoyens qui ne demandent qu’un peu de protection, la réaction des forces de défense et de sécurité, censées assurer notre sécurité s’est faite toujours attendre et n’a pas produit les effets escomptés pour leur protection.

Excédées donc par les exactions à répétition sur les populations laborieuses des villages cités plus haut, nous demandons au gouvernement camerounais d’examiner avec la plus grande attention la situation précaire et d’insécurité permanente dans laquelle vivent les populations des arrondissements de Mokolo et de Mayo-Moskota, dans le département du Mayo-Tsanaga pour restaurer la paix et la sécurité dans ces localités.

Par ailleurs, à la suite de plusieurs rapports des autorités administratives, sécuritaires et traditionnelles adressés à suffisance à la haute hiérarchie, nous venons formuler quelques propositions dont l’urgence n’est plus à démontrer en vue d’un retour à la sécurité dans ces villages.

Propositions

1- La multiplication des postes militaires dans les villages régulièrement attaqués et abandonnés par les populations et qui servent de boulevards de passage des Boko Haram ;

2- L’augmentation des effectifs des forces de défense et de sécurité et la multiplication des patrouilles et des opérations de ratissage pour dissuader les combattants de Boko Haram ;

3- Le renforcement de capacité et la prise en charge des membres des comités de vigilance pour leur efficacité sur le terrain des opérations de renseignement et d’intervention ;

4- L’écoute des populations et la prise en compte de leurs doléances à assurer leur sécurité en raison de leurs devoirs à s’acquitter des leurs vis-à-vis des pouvoirs publics ;

5- La prise en compte et la diligence dans l’examen des rapports et comptes rendus des autorités administratives, sécuritaires, traditionnelles et des désidératas des populations dans les solutions innovantes susceptibles de renforcer leur sécurité et leur sérénité ;

6- Nous suggérons aux autorités camerounaises à prendre d’urgence langue avec leurs homologues de la République Fédérale du Nigeria afin de mettre en déroute les assaillants de Boko Haram qui règnent en maitres tout le long de la frontière du coté nigérian et dont les attaques visent essentiellement les populations camerounaises.

Le Président, Hamadou Bayegued

Quelques image du dernier massacre de Boko Haram dans le Département, âme sensible, s’abstenir. 

Source : www.lavoixdesjeunes.info

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2 pensées sur “ATTAQUES DE BOKO HARAM : DÉCLARATION DES JEUNES DU MAYO-TSANAGA

  • 6 août 2020 à 8 h 45 min
    Permalink

    Salut ! Je voudrais juste saluer votre promptitude et la célérité dans la diffusion. Je vous assure que cela me marque beaucoup en tant que acteur de la société civile.
    Si vous permettez une observation, la photo qui accompagne cette déclaration serait mieux accrocheuse par exemple si c’était une photo de bilan de l’attaque du 02 août des de Nguetchewe en lieu et place des membres.

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