L’IMPASSE ET L’ISSUE

Avec des thèses absconses tissées d’arguments spécieux, où percent des effluves d’allégations infondées, l’on s’empresse d’engager l’opinion sur de fausses pistes.

La une numéro 38 du journal la voix des jeunes

L’APC n’est pas étrangère aux dysfonctionnements constatés autour dans l’organisation des examens officiels. Les sujets eussent-ils respecté la structure arrêtée, le seuil d’exigences resterait en dessous des standards.

L’incohérence des programmes d’études, l’inconsistance des enseignements, la légèreté des évaluations, l’inadéquation du dispositif pédagogique font tomber en déliquescence le système éducatif.

Mais – et cela a été dit – il est immoral, abusant de quelque position administrative et avec de cyniques calculs de reproduction sociale, de perpétrer un tel génocide éducatif sur les filles et fils du petit peuple, parce que les siens propres profitent du confort de l’ailleurs, parfois aux frais du contribuable.

Le devoir d’honnêteté impose de reconnaître que la responsabilité des hommes et des femmes de terrain n’est en rien engagée dans cette situation. Inutile, donc, de dresser contre eux la société.

Il faut indiquer, pour la connaissance commune, que l’on orchestre de sombres machinations pour immoler l’OBC comme agneau expiatoire sur l’autel du carriérisme et les querelles de personnalisation de l’administration.

La posture de la société, qui attend l’aboutissement d’un processus à propos duquel elle a régulièrement été alertée, montre son inconséquence et révèle son attachement pour les diplômes au détriment de la formation des individus. Normal, c’est du Bac qu’il est question : sésame et clé d’accès…

Nulle part, dans les univers où l’on a été la découvrir, L’APC ne marche. Elle y fait d’ailleurs l’objet de vives controverses. Personne, ici, ne peut attester qu’elle marche aujourd’hui ni donner quelque garantie qu’elle marchera demain.

Pour une poignée de bureaucrates préparant une retraite qu’ils redoutent, ce n’est guère qu’un business. L’on peut donc, pour justifier les milliards croqués et engloutis, brader la souveraineté éducative du Cameroun.

L’avenir du système éducatif camerounais se construit dans son audit et sa réforme. que l’on renvoie inexplicablement aux calendes grecques. Ils auront lieu… inéluctablement, et contre le gré des antiréformistes !

Jacques Evuna, enseignant.

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